Harrison Mixbus et Ubuntu 12.04 chez Azarecord

Ce n’est un secret pour personne, j’utilise Ubuntu depuis quelques années à la maison, pour travailler, et aussi pour enregistrer de la musique, notamment avec Ardour.

Depuis quelques temps, le constructeur de consoles de mixage Harrison propose le logiciel Mixbus, basé sur Ardour. La partie édition du logiciel est clairement la même qu’Ardour, à tel point que dans Jack et Patchage, on le voit nommé comme tel. La partie mix, en revanche, est la réelle innovation: ce n’est ni plus ni moins qu’une émulation de console analogique Harrison.

En parallèle, un ancien ingénieur de chez SSL a eu la bonne idée de fonder LinuxDSP, qui fait des plugins audio LV2 pour Linux uniquement. Et on en a pour son argent.

Au finish, Mixbus + LinuxDSP, c’est la classe. Comme dirait Mike, d’Azarecord, « ça sonne grave! » Et lui qui aime travailler sur les consoles analogiques, sans pour autant renier les avantages du numérique, il est conquis. A tel point qu’après une démo de ma part, il a décidé de virer Windows, ses VST, Cubase, Pro-Tools et compagnie du studio. Nous avons donc co-investis dans une nouvelle station de travail, basée sur un AMD A6 et une carte RME HDSP 9652. Après quelques essais, paramétrages, et tout ça, la station est désormais en production. 24 pistes avec plein d’effets, sans sourciller. Le gain de performance et de productivité sont bien là. Mais le plus important: le son est bien là, magnifique, comme si nous avions une console Harrison sous la main.

Capture du 2013-01-25 15:35:11En parallèle, j’ai fait quelques essais sur différentes configurations pour tester la stabilité des pilotes AMD, Intel et nVidia. Vous trouverez les premiers essais dans le fichier Performance-MixBus. Il est en anglais, car je travaille là-dessus dans le cadre du développement d’Ubuntu Studio. Si vous avez une station de travail ou un portable sous Ubuntu, et que vous accepteriez que je puisse faire les mêmes essais, ce serais super. Par exemple, j’aimerai beaucoup tester un « Core i5 » d’Intel, une carte nVidia récente, ou un mélange Intel / nVidia, etc…. N’hésitez pas à me contacter.

Je rajouterais prochainement des photos de la régie d’Azarecord, et je mettrai à jour le fichier texte avec les essais complémentaires. En parallèle, je rédigerai un guide pour configurer la station vous-même. Si vous êtes intéressés, je peux aussi vous préparer des stations de travail clés en main, je réfléchie même à monter une marque.

 

Celeonet – mon nouvel hébergeur

Le blog vient de changer d’hébergeur. Je passe donc d’OVH en mutualisé à un VPS infogéré chez Celeonet.

En plus d’avoir ouvert un bureau à côté de chez moi, ils ont une offre vraiment complète, tout en restant simple à administrer. Je n’ai pas eu besoin de faire le moindre ssh ni d’éditer le moindre fichier texte pour configurer mon serveur puis migrer un WordPress Multisite. Tout est à jour dans les dernières Leur support par email est très efficace, j’ai pu leur faire configurer ce dont j’avais besoin rapidement. Etc…

Juste au cas où vous seriez intéressés, ça ne coûte rien de le mettre, voici mon code de parrainage : f652fab8.

Par contre, j’avoue que pour le moment, je compte garder la gestion de mes noms de domaines chez OVH. Le tarif reste tout à fait attractif et le justifie.

Made In France

Voici une série de trois articles très intéressants sur des entreprises françaises qui ont fait le choix de produire en France. Soit de continuer à produire en France contre vents et marées, soit carrément de rapatrier leur production d’Asie en France.

C’est sur un des blogs de la rédaction du Monde que j’ai trouvé ces excellents articles, expliquant les problématiques respectives des trois entreprises, les raisons du succès, la stratégie, etc… Le tout est illustré avec des vidéos, des images, et des liens.

Je vous mets donc les liens ci-dessous. Bonne lecture !

Made in France (1) – Tolix, une petite chaise française à la conquête du monde

Made in France (2) – QOOQ, une tablette française s’invite à la table des ogres du numérique

Made in France (3) – ATOL, des lunettes, des « girls » et des robots

Boulet: « Au bout du monde », Time Lapse Vidéo

Alors ce n’est un secret pour personne, j’adore l’auteur / dessinateur de BD Boulet. Son blog est même dans les quelques liens que je met dans ma catégorie « Détente ».

En plus de publier des « Notes » sur son Blog, également éditée en version papier chez Delcourt, il réalise régulièrement des grands dessins filmés en accéléré. En gros, 4 ou 5 heures de dessin résumé en 5 minutes, avec une jolie musique de fond.

Et là, vu que le dernier dessin est juste magnifique, je me suis dit que ça vaut le coup que vous alliez voir. Aussi, voici le lien vers la note de son Blog incluant la vidéo Youtube et l’image en question, si vous voulez la mettre en fond d’écran.

http://www.bouletcorp.com/blog/2012/10/14/

Et bien sûr, la vidéo Youtube. Regardez, écoutez, profitez de ces quelques minutes pour rêver un peu.

Une caméro GoPro intacte après une chute de 3800 mètres

Wow… On savait que GoPro fait des super caméra pour filmer dans les conditions difficiles de sports extrêmes: saut à l’élastique, wingduit, cockpit d’avion, etc…

Là, un amateur de chute libre tape la caméra ventousée sur son casque en sortant de l’avion. Elle se décolle et tombe dans le vide, pour atterrir sur la zone d’atterissage, une chance. Elle est donc retrouvée par un des parachutistes: intacte, toujours en train de filmer, comme en atteste la vidéo ci-dessous:

Respect au fabricant !

PS : impact à 2″40′ min, ensuite on voit les parachutes arriver, puis elle est trouvée vers 6″40′. Ils se rendent compte qu’elle filme vers 7″35′.

Framablog : Ce que pense Eric Raymond de la clause NC des Creative Commons (pas du bien)

Dans un article sur le framablog, un partisan du logiciels libre essaie (encore?) d’expliquer aux artistes que les licences Creative Common -nc-nd, c’est mal. Voici le lien vers l’article en question.

http://www.framablog.org/index.php/post/2012/09/07/eric-raymond-creative-commons-nc

Et comme ce genre de réaction de la part de soit disant gourous du libre me chauffe régulièrement, j’ai fait un long commentaire.


Je pense qu’il y a une différence fondamentale entre des choses faites pour être utilisés (logiciels, etc…), et une oeuvre d’art qui est faite pour être consultée. Et c’est clair qu’il faut différencier les licences de libre diffusion et les licences libres.

D’autres débats complexes peuvent être soulevés hors informatique, et j’ai un exemple. Quand on achète un t-shirt sérigraphié, il faut différencier le t-shirt, dont le modèle (la coupe) peut être libre ou déposé, de la sérigraphie, qui peut être également libre ou déposée. Si bien souvent, la licence de la sérigraphie est claire sur le site web, quand on achète le t-shirt, sait-on à l’avance si on a le droit d’en modifier la coupe, d’acheter du tissu et de la reproduire pour se faire son propre t-shirt, ou d’en commercialiser des copies, etc… ? On pourra dans certains cas avoir une idée de ça en consultant l’étiquette une fois le t-shirt réceptionné, quand étiquette il y a. On peut même aller encore plus loin : si le t-shirt est de marque américaine, designé par un anglais, fabriqué en Chine avec du fil en coton égyptien, et sérigraphié en France avec un dessin africain, quelle mélange de licences s’applique ? Dans la réalité, les fabricants et le client s’en foutent presque vu qu’à toutes les étapes quelqu’un gagne de l’argent (designer, fabrication, graphiste, sérigraphe, etc…) et le client est content de payer pour l’acheter: tout le monde n’a pas un métier à tisser, une machine à coudre et des cadres de sérigraphie chez lui, sans compter le savoir faire.

Ce t-shirt fait partie des produits industriels de grande consommation que le grand public ne peut pas produire ou modifier seul dans son coin, tout comme d’ailleurs des navigateurs internet ou des systèmes d’exploitation, un film en dvd sous blister, un lecteur Bluray ou un livre de poche. Et je ne fais pas cette comparaison par hasard ! D’une part, car bien souvent, les sociétés qui fabriquent et distribuent ces produits ont des services juridiques compétents, ce qui n’est pas le cas d’un artiste indépendant. D’autre part, car la licence ne sert à rien si on achète l’objet pour ce qu’il est, mais elle a une importance si son contenu (la sérigraphie sur le t-shirt, le texte du livre ou le film sur le dvd) est facilement ou doit être copiable/modifiable/etc.

Le problème des licences, copyright, eula, etc… n’est pas un problème neuf : il est vieux comme l’industrie des biens de consommation (les supports des biens culturels en font partie). Et revanche, le problème des créations facilement copiables, modifiables et distribuables est lui très récent. Plus récent même que certaines licences libres qui d’ailleurs n’ont pas été historiquement pensées pour les artistes. La Gnu GPL était pensée pour l’industrie informatique, par exemple. Creative Common a apporté avec ces licences pour la première fois une possibilité simple et compréhensible pour des artistes, indépendants, souvent non spécialistes du problème, de créer rapidement et facilement une licence valable pour leurs oeuvres. Y compris avec les fameuses -nc et -nd, dont les critiques viennent essentiellement du monde des logiciels libres, et pas du monde artistique pour lesquels elles sont une bénédiction. Et ces licences, en plus d’être pratiques, sont réellement valables juridiquement contrairement à certaines idées reçues.

Quand je dis valable, je pense notamment à cet exemple:
http://www.dogmazic.net/article.php…
C’est bien la preuve qu’un petit compositeur indépendant peut faire valoir une licence Creative Common -nc ou -nd, même vis à vis de grosses structures comme une chaine de télévision. En ce sens, le travail de Jamendo est très interessant pour la musique. Et c’est bien la preuve que ces licences ont une vraie valeur. L’exemple de @Schmorgluck en est un autre.

Un autre débat sur le Framablog est en cours sur le même genre de sujet:
http://www.framablog.org/index.php/…

Alors bon, messieurs les développeurs de logiciels, arrêtez de nous faire suer sur la notion de liberté de -nc-nd. Quand un artiste utilise cette licence, il permet sa libre consultation et sa libre diffusion. Réfléchissez déjà à ce que ça change pour les mondes des livres (plus de taxe sur la copie des livres dans l’enseignement), de la musique (pas obligé de payer la sacem pour jouer sa propre musique en concert ou de la diffuser sur son blog), etc… Si ça ne vous parait pas encore suffisant, considérez ça comme un premier grand pas. Énorme, même, à mon humble avis.

Finalement, en cas de doute, il suffit avant d’utiliser l’oeuvre de demander son accord à l’auteur, et d’afficher quelque part cet accord. Ça évite de perdre du temps, et il n’y a plus de doute sur les conditions d’utilisation. Dans certains cas, ça peut même être le départ de belles collaborations.

Pour approfondir:
http://www.framasoft.net/article4167.html