Noguera Expression 4

corps tête

Rapidement :

Un vrai coup de foudre lors de l’essai. J’ai économisé un bon moment, et je l’ai acheté avec mes premiers salaires de jeune travailleur. C’est mon instrument préféré, dans ceux que j’ai…

Noguera : luthier français, il a travaillé entre autre pour Warwick et Ibanez (la série des basses Soundgear – regardez bien la tête, c’est la même mais à l’envers) puis comme indépendant pour faire des séries semi-industrielles, comme c’est le cas de cette Noguera Expression 4 cordes.

Ce que j’aime dans cette basse :

C’est d’abord sa jouabilité fantastique. Le manche est fin, le faible arrondi bien dessiné, l’accès aux 24 cases est aisé, même avec des petites mains (c’est mon cas). On peut régler les cordes très prêt de la touche pour un jeu rapide, sans pour autant que ça frise. Et jouer des heures sans se fatiguer est possible.

Les bois exotiques, bubengué, wengué, et le manche en érable font un corps magnifique, surtout fini sans verni, à l’huile de lin. Ces bois denses ammènent un sustain long, parfois d’ailleurs un peu trop long, demandant un peu d’efforts aux débutants. Pour quelqu’un sachant stopper ses cordes, c’est fantastique.

Elle est équipée de deux micros Bartolini et une électronique Noguera, active / passive ; on peut régler le niveau de sortie du pré-amp. La dynamique est percutante, deux notes de slap suffiront à vous convaincre. Le son parait plutôt medium aigu si on branche cette basse directement sur une console. Mais avec un ampli genre Trace Elliott ou Ampeg, ajoutez un brun de basse sur l’équalizer, et vous aurez une couleur et une présence digne des meilleures « Jazz Bass ».

Montée avec des cordes Ernie Ball Extra Slinky 40-95 (mes préférées), la polivalence est grande, entre le pré-amp et la jouabilité. Doigts, médiator, slap, tout passe, tout sort, et la qualité et la précision du son sont telles qu’avec une distorsion pour guitare, vous sortirez des harmoniques superbes.

Conclusion :

Vous l’aurez compris, j’en suis baba. Je l’utilise pour jouer du blues, du rock, du funk, un peu de punk (médiator, micro aigu, réglage en conséquence de l’ampli, et exit le « guitar hero »), et quand je n’ai pas ma basse Takamine fretless, je joue aussi un peu de jazz…