Gratuité, produits, services et Tristan Nitot

J’entend souvent cette petite phrase à propos des grands services gratuits sur le Web, comme Google ou Facebook:

Si c’est gratuit, c’est toi le produit

Cela m’embêtait cependant grandement au regard de la gratuité  pour l’utilisateur final de nombreux logiciels libres. Et du coup, j’ai demandé sur Twitter son avis à un expert du sujet, M. Tristan Nitot. Voici ce qu’il en dit, et je l’en remercie.

Homosexualité et religion…

Je ne cautionne pas tout le propos de cet article, mais je trouve la réflexion intéressante et intelligente : il s’agit de la réaction d’un auditeur à une émission de radio, où l’animatrice avait eu des propos homophobes en se justifiant avec des passages de la Bible. L’auditeur, utilisant d’autres passages de la même Bible, propose d’autres situations qui aujourd’hui n’ont aucun sens… A lire absolument.

http://blogs.mediapart.fr/edition/laicite/article/030412/bien-se-conduire-grace-au-levitique

PS : Je précise que le sujet étant brulant, je serai plus qu’attentif à la modération des commentaires.

Débat d’idées sur Internet – quelques trucs à respecter

Régulièrement, je suis abasourdi par le manque de qualité et le faible niveau des commentaires et réactions sur les forums, sur Facebook, ou sur les sites Internet d’actualités. À croire que dès qu’on est pas d’accord avec une opinion (politique, technologies, sport, cuisine, …), les règles de courtoisie, de politesse, de grammaire et d’orthographe, et donc plus généralement de respect des opinions des autres, n’ont plus cours sur Internet. Aussi, voici une petite règle simple à mémoriser et le mode d’emploi qui va avec.

Si vous n’avez rien de constructif à ajouter à un débat, et surtout si les idées exprimées vous révoltent, abstenez vous et observez.

Plusieurs raisons à cela:

  • Vous apprendrez surement quelque chose (exemples: sur ceux qui y participent, sur comment exprimer une idée, etc…)
  • Vous éviterez de passer pour un trolleur et ainsi de foutre en l’air le débat et l’humeur des participants s’il est intéressant
  • Vous éviterez que des gens se fâchent pour de bon contre vous
  • Vous ne passerez pas pour un con qui n’a rien à faire là
  • Et le plus important, vous permettrez à ces gens de débattre intelligemment, calmement, et donc que quelque chose de constructif et d’intelligent en sorte; et ce même si vous n’êtes pas d’accord

Vous voulez quand même faire quelque chose? Voici une idée. Et même, sans me vanter, une bonne idée. Des puis, depuis le temps que j’avais envie de la partager…

Ouvrez votre propre débat sur le sujet avec d’autres personnes:

  • Servez vous pour commencer de ce que vous avez appris avec le premier débat (articles, opinions, etc…) en les résumant
  • Si vous mettez un lien vers le débat d’origine, précisez à vos amis de ne pas y participer s’ils n’ont rien à y apporter
  • Restez courtois et polis vis à vis de l’autre débat (dites que c’est révoltant, mais pas que ce sont des connards)
  • Vérifiez et comparez vos sources d’informations (un même sujet ne sera pas traité de la même manière par Libération, Le Monde, Slate ou Rue89, vous pourrez donc trouver des détails qui ont pu être ignoré ou arrangés suivant les versions); cela vous aidera à comprendre les différentes opinions que vous rencontrerez, et vous permettra d’alimenter le débat
  • Si vous voulez faire savoir le contenu de votre débat à l’autre débat, mettez un mot gentil et un lien (exemple : « Bonjour, nous avons lancé un autre débat sur le sujet avec des opinions différentes, vous pouvez le lire sur cette page »)

Sur Facebook, le meilleur moyen de faire ça est de « Partager » l’article ou la photo qui est à l’origine du premier débat, en ajoutant votre opinion, si possible étayée avec une autre source qui vous convient. Le problème fondamental sur Facebook est qu’on peut supprimer un commentaire, vaguement choisir qui peut lire ce qu’on met sur son mur mais on ne peut pas fermer les commentaires définitivement. Il faut donc être très réactif pour modérer.

Voilà, ce n’est pas exhaustif, mais j’espère que ça permettra d’eviter que ça parte en couille entre divers réseaux d’amis qui n’ont pas toujours la même opinion mais qui vous ont en commun.

Pourquoi je suis un pirate ! – Where is Ploum?

http://ploum.net/post/je-suis-un-pirate

Tout est là. Je soutiens l’action, je valide le contenu même si je ne télécharge plus. Car comme Ploum, j’utilise Linux et je dois tricher pour regarder un film que j’ai acheté. J’ai plus de 300 cd qui m’encombrent. Et aucune solution légale ne me permet simplement de les écouter en streaming, sans même parler de notion de qualité de son ni de choix du codec. Et c’est frustrant.

Je voudrais payer pour une solution qui soit simple et exhaustive, tant pour la musique que les films !!

J’espère que ces industries vont enfin se re-inventer, changer de modèle économique, de mode de pensée. Et comprendre que nous sommes leurs clients, qu’ils doivent etre à notre écoute, nous proposer une solution qui nous convienne.

Nous considérer tous comme des voleurs potentiels n’est pas là solution.

À bon entendeur….

Hommage à Paul RICARD

Il n’a pas fait qu’inventer la boisson à diluer dans l’eau qui porte son nom. C’était aussi un entrepreneur, un industriel de talent. Et s’il reste beaucoup de lui dans le sud de la France outre son entreprise (circuit, aéroport, iles entre autres), il a aussi eu de très bons mots. Voici deux citations qui m’ont beaucoup marquées.

  • « L’Etat a un rôle normal, indispensable, d’arbitre. Il est fait pour assumer les tâches administratives, interdire les abus. En matière économique, son devoir est d’inciter, d’encourager. Ce n’est pas de prendre en charge les secteurs en régression qui doivent se réformer, ni de venir en aide à des entreprises mal gérées. Cette charité mal placée fait payer aux contribuables, aux industries prospères, aux travailleurs – tous placés dans le même sac en définitive, car les travailleurs payent en bas salaire ce que d’autres payent en impôts – le secours versé à la routine, à la mauvaise gestion, au refus du progrès. L’hostilité au profit, à ses risques et à ses avantages, étouffe l’esprit d’initiative, de responsabilité individuelle. L’agriculture, le commerce, l’industrie, les professions du risque qui réclament de l’énergie et affrontent l’insécurité, sont délaissées pour le tranquille métier de fonctionnaire! »

  • A propos des grandes études: « Classer des hommes sur leur capacité de mémoire ne prouve pas leur efficacité et leurs qualités d’adaptation. »

Pour en savoir plus sur cet homme plein de bon sens et reconnu comme un entrepreneur bienveillant par ses salariés et collaborateurs, bien évidemment :

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ricard
  • http://www.google.fr/search?q=Paul+Ricard

Première génération « en paix »

Je viens de finir de voir la série « Band of Brothers », qui m’a bien remuée, mine de rien. Et cela m’inspire une petite réflexion, en parallèle à l’actualité économique faiblarde.

J’ai 30 ans, et il parait que je fais partie de la première génération qui vit et/ou vivra moins  bien que ses parents.

D’un autre côté, je suis aussi de la première génération depuis des siècles qui n’a pas fait de service militaire, n’a pas eu à se battre contre un envahisseur, que l’on a pas envoyé occuper une territoire étranger. Je ne sais donc pas me servir d’une arme de guerre, et je n’ai jamais porté d’uniforme ; ceux de ma génération qui le font aujourd’hui le font essentiellement par choix.

Si vivre en paix – c’est à dire ne pas connaitre la vie difficile de mes grands-parents et arrières-grands-parents pendant la guerre, et ne pas risquer d’aller au combat – si vivre en paix, donc, signifie vivre moins bien que les générations qui ont précédé les guerres, et ne pas connaitre l’euphorie des après-guerres, alors, je suis d’accord.

Vivons moins bien, mais en paix.

PS : je tiens à préciser que j’admire ces hommes et femmes qui se sont battus et se batte pour la liberté, contraints ou volontaires. Par tradition, ma famille a souvent été vers les carrières militaires. Cependant, j’espère de tout mon coeur qu’un jour, plus aucun dirigeant n’enverra des soldats se faire tuer pour quelque raison que ce soit, et surtout, qu’aucun soldat n’obéira à l’ordre de tirer sur qui ou quoi que ce soit. J’ai de fait une petite pensée pour ces soldats allemands et français qui avaient sympathisés dans les tranchées un soir de Noel, et qui, obéissants aux ordres, se sont tirés dessus le lendemain…